Vitalik Buterin exprime des préoccupations pour ethereum et lance le concept du « Rainbow Staking ».

Vitalik Buterin aborde la question de la centralisation sur Ethereum en dévoilant le concept du « Rainbow Staking » lors d’une conférence à Taipei. Ce modèle innovant vise à rendre le staking individuel plus attrayant, offrant ainsi une solution face à la concentration des ethers au sein des protocoles de liquid staking.

Vitalik Buterin présente une solution plutôt intéressante au sujet de la centralisation des ethers

 

À maintes reprises, Vitalik Buterin a sonné l’alarme sur la centralisation des Ethers, mettant en garde contre les risques qu’elle représente pour la sécurité d’Ethereum. Lors d’une conférence à Taipei le jeudi 21 mars 2024, il a réitéré ses avertissements tout en proposant une idée novatrice qui pourrait contribuer à la décentralisation des Ethers (ETH).

Le défi majeur de l’écosystème des cryptomonnaies réside dans la préservation de la décentralisation des blockchains et de leur gouvernance. Cependant, la transition d’Ethereum d’un système de preuve de travail (PoW) vers la preuve d’enjeu (PoS) a conduit à une centralisation croissante de la distribution des Ethers.

Dans le cadre du PoS, les Ethers jouent un rôle central : une distribution centralisée entraîne une centralisation du réseau lui-même. Les stakers individuels doivent détenir 32 ETH, soit près de 110 000 dollars, pour participer, un montant prohibitif qui complique l’accès à la sécurisation du protocole.

Depuis la migration d’Ethereum vers le PoS, la majorité des ETH se sont accumulés chez des acteurs tels que Coinbase. Ce dernier détient près de 15 % des ETH stakés, et le protocole Lido (LDO), avec près de 10 millions d’Ethers stakés, représentant 70 % des ETH en liquid staking et 30 % de l’ensemble des ETH stakés.

LIRE  Wallet Bitcoin Samouraï: La justice Américaine frappe fort !

Lors de son intervention, Vitalik a avancé une solution à ce problème : le Rainbow Staking.

Ce modèle propose de différencier les grands opérateurs de nœuds, appelés « stakers lourds », des plus petits, désignés comme « stakers légers ».

Selon ce concept, les stakers lourds seraient responsables de la signature de tous les slots et seraient soumis à des sanctions, tandis que les stakers légers, exempts de ces sanctions, signeraient les blocs de manière occasionnelle.

Ainsi, le « Rainbow Staking » ne cherche pas directement à réduire la centralisation des Ethers au sein des protocoles de liquid staking. Néanmoins, il vise plutôt à impliquer les stakers lourds dans des travaux de sécurisation redondants, ce qui permettrait d’imposer des sanctions plus sévères et de rendre le staking individuel plus attractif.

Cependant, Vitalik Buterin souligne qu’avant de proposer officiellement le Rainbow Staking, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour garantir la viabilité du concept à long terme.

Retour en haut