Minage de Bitcoin: La chine propage des virus ?

L’entrée en scène de la finance conventionnelle sur le marché du Bitcoin modifie fondamentalement la donne.

L’approbation des fonds négociés en bourse (ETF) liés au BTC ne concerne pas uniquement l’économie américaine, mais implique également une compréhension approfondie de ses mécanismes pour garantir le bon déroulement des opérations.

Alors qu’Hong Kong se lance dans la course avec une approbation collective incluant Ethereum, les tensions montent du côté des États-Unis. Des voix s’élèvent pour se demander si l’industrie minière du Bitcoin ne serait pas un vecteur de cyber-espionnage chinois, déguisé en cheval de Troie.

TROP DE PRODUITS CHINOIS DANS L’INDUSTRIE MINIÈRE DU BITCOIN

La situation pourrait être vue comme ironique si elle n’était pas si sérieuse. Certains aux États-Unis critiquent la relation jugée trop étroite entre l’industrie minière du BTC et des acteurs chinois.

Cette préoccupation est légitime, sachant que la Chine était autrefois le principal bastion de cette industrie avant que le gouvernement ne la réprime, la rendant illégale une fois de plus.

En conséquence, les États-Unis dominent désormais le marché de l’industrie minière en termes de puissance de calcul (hashrate). Cependant, au lieu de rassurer, cette réalité inquiète certains observateurs. Ils considèrent cette influence, jugée excessivement « made in China », comme une vulnérabilité potentielle.

C’est le sujet d’une récente publication de Sriram Viswanathan, de Celesta Capital, basée dans la Silicon Valley, qui met en garde contre « le pouvoir préoccupant de la Chine sur les mineurs de Bitcoin aux États-Unis. »

« Le risque associé aux crypto-monnaies est encore plus alarmant car les mineurs de Bitcoin constituent une couche matérielle silencieuse et critique intégrée à l’infrastructure énergétique et de télécommunications des États-Unis. »

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UN CHEVAL DE TROIE CHINOIS SUR LE SOL AMÉRICAIN

Il est nécessaire de prendre du recul par rapport à ces publications alarmistes, surtout dans un contexte qui rappelle la guerre froide. Cependant, les faits rapportés ne peuvent être ignorés.

Tout commence par la source des ASIC nécessaires au minage du Bitcoin, principalement fabriqués en Chine, comme la plupart des produits high-tech actuels. Avec environ 98 % des puces actuelles produites en Chine par des entreprises telles que le géant Bitmain.

« Alors que le nombre de sites miniers aux États-Unis augmente rapidement (beaucoup appartenant également à des Chinois et utilisant du matériel chinois), leur proximité avec les infrastructures critiques américaines a alerté les experts en sécurité nationale. »

Les identités de ces experts restent mystérieuses, mais selon Sriram Viswanathan, l’une de leurs principales préoccupations est que ces sites pourraient agir comme des chevaux de Troie.

Permettant aux agences de renseignement chinoises de mener des activités de cyberespionnage.

En suivant cette logique, la Chine pourrait exercer « un impact négatif sur les institutions financières américaines » en raison de son influence excessive sur les fournisseurs chinois de matériel minier Bitcoin.

Face à cela, Sriram Viswanathan appelle à une action rapide et décisive des responsables politiques aux États-Unis. Depuis l’approbation des ETF par la finance traditionnelle, les risques liés au Bitcoin, réels ou perçus, sont devenus plus internes.

Ce qui ne change pas, ce sont les discours récurrents alarmistes concernant son caractère incontrôlable.

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