Ethereum plus sécurisée que Bitcoin ?

Dans une lettre adressée à la Securities and Exchange Commission (SEC), Consensys présente une comparaison entre les systèmes de preuve d’enjeu (PoS) d’Ethereum et de preuve de travail (PoW) de Bitcoin, soutenant que la première est supérieure à la seconde.

Sur quels éléments la société derrière MetaMask fonde-t-elle son argumentation ?

Consensys, la société responsable du célèbre portefeuille numérique MetaMask, a communiqué avec la Securities and Exchange Commission (SEC) par le biais d’une lettre visant à démontrer que le modèle sous-tendant Ethereum est suffisamment sécurisé pour permettre la mise sur le marché américain d’ETF au comptant sur l’Ether, notamment l’iShares Ethereum Trust de BlackRock.

Pour étayer son argumentation, Consensys compare la preuve d’enjeu (Proof of Stake, PoS) sur laquelle repose la blockchain Ethereum avec la preuve de travail (Proof of Work, PoW) de Bitcoin, sur divers aspects tels que la sécurité, la décentralisation et l’efficacité.

Selon Consensys, rien ne laisse actuellement penser que le cours de l’ETH puisse être manipulé par des détenteurs d’une quantité importante d’Ethers, principalement en raison du coût économique que cela entraînerait.

En outre, Consensys affirme que le coût d’une attaque sur Ethereum serait considérablement plus élevé et prendrait plus de temps que sur Bitcoin.

Les chercheurs ont estimé que le coût total de l’attaque sur Ethereum, impliquant le contrôle de 34 % des validateurs actifs, serait de près de 34,39 milliards de dollars, tandis que sur Bitcoin, le contrôle de 51 % des nœuds. Nécessiterait un coût total variant entre un peu moins de 5 milliards de dollars et un peu plus de 20 milliards de dollars.

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Il est à noter que ces données brutes ne prennent pas en compte les défis matériels et énergétiques réels qu’impliquerait une attaque sur le réseau Bitcoin, ce que Consensys n’a pas spécifié.

Consensys soutient que la transition de la PoW vers la PoS a considérablement bénéficié à Ethereum, offrant une sécurité accrue, une consommation d’énergie moindre et une capacité de mise à l’échelle qui peut conduire à des coûts réduits et à une augmentation de la capacité de transaction.

De plus, Consensys souligne que les risques de manipulation du réseau sont radicalement réduits, voire éliminés, grâce au slashing.

Consensys affirme également que le système PoS d’Ethereum est plus sécurisé que celui de Bitcoin en raison de sa structure intrinsèque impliquant des proposants et des validateurs, contrairement au système PoW de Bitcoin qui confie la confirmation des blocs uniquement au mineur réussissant le défi cryptographique.

Le document mentionne aussi que la communauté de développeurs d’Ethereum est bien plus importante que celle de Bitcoin, avec environ 7 900 membres contre environ 1 100, cette communauté servant de première ligne de défense contre les vulnérabilités logicielles.

De plus, Consensys souligne que la diversité des clients Ethereum contribue à une plus grande résilience du réseau, par opposition à Bitcoin qui repose principalement sur Bitcoin Core. Cette concentration sur un point de défaillance unique pourrait être catastrophique s’il était exploité, compromettant potentiellement l’intégrité du réseau.

En conclusion, le mécanisme de consensus PoS d’Ethereum, la communauté de développement décentralisée et la transparence inhérente du réseau établissent un cadre de sécurité robuste qui réduit significativement le risque de fraude et de manipulation par rapport à Bitcoin.

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Consensys ajoute que la méthode de proof of stake consomme beaucoup moins d’énergie que le minage de Bitcoin, avec une consommation énergétique 30 000 fois inférieure à celle de Bitcoin, selon la source citée.

Cependant, il convient de noter que Consensys n’a pas abordé la question de la centralisation des validateurs au sein de protocoles tels que Lido, qui détient plus de 30 % de tous les ETH actuellement en staking. Ce problème a récemment été soulevé par Vitalik Buterin, qui a introduit le concept de « rainbow staking » afin de limiter la centralisation du réseau Ethereum.

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